Environnement

ABC Mai 2021

Sauvons les fleurs et pollinisateurs sauvages !

Ornella ALBERTI | Conseillère en Biodiversité et Sciences citoyennes

Votre commune lance un Atlas de la Biodiversité Communale. Il s’agit d’un projet visant l’amélioration des connaissances naturalistes, mais aussi la sensibilisation des différents acteurs et la facilitation de la prise en compte de la biodiversité dans les décisions. Chacun peut devenir acteur dans ce projet. Durant les prochaines années, un inventaire va être mis en place par des naturalistes et différentes animations grand public vous permettront d’en apprendre plus sur ce projet, mais surtout sur la vie sauvage qui vous entoure.

Vous pouvez participer à cet atlas en notant les espèces présentes dans votre jardin ainsi que toutes celles que vous croisez au détour des rues de votre commune.

Ce mois-ci, intéressons-nous à un duo incontournable : les fleurs et pollinisateurs sauvages.

Les « fleurs sauvages locales » sont des espèces floristiques non introduites adaptées au sol et au climat et se développant de manière spontanée dans un lieu donné (à l’inverse des espèces plantées et cultivées). Ainsi les fleurs sauvages locales, de par leur lente évolution en parallèle avec les autres espèces d’un écosystème, constituent la base de la chaîne alimentaire de par leur production de nectar apprécié des insectes, mais aussi car les feuilles et tiges peuvent être consommées, par exemple par les chenilles de papillons. La flore locale et sauvage représente donc un maillon essentiel pour la biodiversité !

Cela est maintenant connu de tous : les populations d’insectes sont en déclin. Différentes causes sont identifiées : agriculture intensive, usage de pesticides, urbanisation, perte de diversité des paysages, … La majorité des plantes se reproduisant grâce aux insectes, le déclin de ces derniers entraîne une potentialité de pollinisation affaiblie. Ainsi les plantes (mais aussi, les productions agricoles et vergers) présentent une capacité moindre à se reproduire. Cette diminution provoque également une réaction en chaîne et perturbe ainsi les autres maillons de la chaîne alimentaire (oiseaux, amphibiens, mammifères, reptiles, ...).

Pour permettre le maintien des populations de faune et flore, il vous est possible de semer une prairie fleurie d’espèces locales (les espèces horticoles présentant peu d’intérêt nutritif pour la faune), ou bien de laisser la flore spontanée s’exprimer et vous surprendre par l’attrait qu’elle présente pour les insectes. La traçabilité des végétaux locaux et sauvages peut être assurée par le label Végétal Local. Ainsi des pépiniéristes ou encore des associations proposent des semences d’herbacées, des jeunes plants, des arbres ou des godets herbacés provenant de votre région biogéographique. Un catalogue de la flore vasculaire d’Île-de-France est aussi disponible sur le site internet du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien. Ce dernier présente les statuts d’indigénat des espèces floristiques et permet donc de connaître les espèces locales.

Afin de permettre le cycle de vie complet des plantes et de la petite faune associée, vous pouvez opter pour une gestion plus écologique. Notamment avec la pratique d’une fauche/tonte annuelle (avec export des résidus de fauche/tonte).

Cela vous permettra sûrement d’effectuer de sympathiques observations naturalistes et de participer à la connaissance de votre commune !

Vous pourrez transmettre vos observations, de plantes sauvages, d’insectes et toute autre espèce, dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale mis en place sur votre commune à l’adresse mail dédiée : ABC@seme-id77.fr. En envoyant : la date de l’observation, espèces et nombre d’individus, le nom et le lieu (si possible l’adresse). Pour les plus audacieux directement sur la base de données naturalistes Cettia Île-de-France (https://cettia-idf.fr/). Chacune des observations servira à améliorer les connaissances de votre commune !


 


Qui n’a pas remarqué l’aulne glutineux qui ne se sent vraiment à son aise que dans les zones humides. Pour bien pousser la première année, il exige que la nappe d’eau souterraine vienne lui chatouiller le dessous des racines à quelques décimètres seulement de la surface du sol.

L’aulne glutineux, Alnus glutinosa, est un feuillu qui fixe les berges, assainit, enrichit les terrains spongieux et capte l’azote (grâce à des nodosités présentes sur les racines) à son profit. C’est donc l’arbre typique des bords de cours d’eau et des zones marécageuses. Noter la présence des roseaux, plantes des zones humides, qui possèdent des bactéries à la base de leur racines ce qui permet de dépolluer l’eau.

Déjà la petite véronique nous fait part de sa belle robe bleue…..

Février, ce n’est pas encore le printemps ? Mais ce n’est déjà plus l’hiver. En tout cas, pour celui qui n’a pas les yeux dans ses poches, la nature nous a révélé bien des surprises.

Idée recette de lessive au lierre

    • 100 feuilles de lierre
    • 2 litres d’eau
    • 4 cuillères de bicarbonate
        • Rincer les feuilles à l’eau, les couper en deux pour permettre la libération de la saponine
        • Faire bouillir dans les deux litres d’eau pendant 15 mn
        • Laisser refroidir et macérer pendant 12h
        • Filtrer et ajouter le bicarbonate

Conseils et astuces

Paillis maison

Le paillage est un excellent moyen pour réaliser des économies d’arrosage : il limite l’évaporation naturelle du sol comme les effets desséchants du vent.

Si vous disposez d’un broyeur ou si vous pouvez en emprunter un, composer votre paillis à base de fragments de bois (rameaux), c’est ce qu’on appelle la technique du bois raméal fragmenté (BRF).

Préparez-le en fin d’hiver (avant la reprise de la croissance) avec les déchets de taille des arbustes du jardin.

Passez au broyeur tous les rameaux sains de moins de 3 à 4 cm de diamètre et étalez-le aussitôt en paillis (2 à 3 cm d’épaisseur, pas plus) au pied d’une haie ou d’un arbuste.

Idée récup

L’eau de lavage des légumes

Pensez à récupérer l’eau utilisée à la cuisine pour votre arrosage. L’eau de lavage des légumes, par exemple, peut être réemployée pour les plantes d’intérieur, mais aussi, en été, les jardinières de fenêtres ! Pour ce faire, lavez vos légumes dans une cuvette plutôt que directement dans l’évier.